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Le wakeboard adapté aux personnes handicapées
Le wake assis se pratique sur un siège fixé à la planche, au téléski comme en bateau. Pour qui, avec quel matériel, où en faire en France et comment se passe un premier essai.
Le wakeboard se pratique assis. Sur un châssis monté sur une planche large, avec des sangles et un palonnier adapté, une personne paraplégique ou amputée ride au téléski comme derrière un bateau. La discipline s’appelle wake assis, ou sitwake, elle a ses compétitions fédérales et ses clubs. Voici comment elle fonctionne, où la pratiquer, et ce qu’il faut savoir avant un premier essai.
Le wake assis, comment ça marche
Le matériel tient en trois éléments : une planche large et stable, un siège-châssis fixé dessus, avec dossier et sangles au bassin et aux cuisses, et un palonnier tenu à deux mains ou adapté selon la préhension. Le centre de gravité est bas : la planche part plus facilement qu’en position debout, et l’équilibre se joue par le buste et les bras plutôt que par les jambes.
Le départ se fait depuis un ponton, avec une ou deux personnes qui stabilisent le châssis et une mise à l’eau assistée. Au téléski, la vitesse constante du câble convient bien ; en bateau, le pilote adapte tout. Les fédérations encadrent la pratique sous les noms de para ski nautique et para wakeboard, avec une classification qui tient compte du niveau de handicap, comme dans les autres sports paralympiques.
Pour qui
La pratique assise s’adresse d’abord aux personnes paraplégiques, amputées de membre inférieur, ou avec une atteinte motrice qui empêche la position debout. Les critères qui comptent vraiment sont ailleurs : savoir nager ou être à l’aise dans l’eau, avoir une tenue du buste suffisante, et pouvoir tenir le palonnier, avec une adaptation si nécessaire. Un avis médical est demandé dans la plupart des clubs.
Les personnes malvoyantes ou sourdes pratiquent en position debout avec un encadrement adapté, guidage à la voix ou signaux visuels convenus à l’avance. Et pour les personnes à mobilité réduite qui ne rident pas, plusieurs wakeparks ont travaillé l’accessibilité du site lui-même, pontons, sanitaires et terrasse.
Où pratiquer en France
Trois voies. Les clubs affiliés à la fédération française de ski nautique et de wakeboard qui ont une section para : ils disposent du matériel, de l’encadrement diplômé et de l’assurance. Les wakeparks qui possèdent un châssis et proposent des créneaux dédiés, souvent en partenariat avec une association locale. Et les stages, organisés ponctuellement par des associations ou des fabricants de matériel adapté, qui permettent d’essayer sans investir.
Le matériel est cher et peu répandu : la question à poser au téléphone n’est pas « êtes-vous accessible » mais « avez-vous un châssis de wake assis et quelqu’un pour la mise à l’eau ». Les fiches de l’annuaire donnent le téléphone et le site de chaque spot : les 180 spots de France. La fédération tient la liste des clubs qui ont une section para, c’est le point de départ le plus sûr.
Avant un premier essai
- Appeler en amont et décrire précisément sa situation : type de handicap, tenue du buste, préhension, transferts. C’est ce qui permet au club de préparer le bon matériel.
- Prévoir une personne accompagnante pour les transferts, même si le club en a l’habitude.
- Gilet et casque comme pour tout le monde ; le gilet doit être adapté à la position assise.
- Compter du temps : l’installation et la mise à l’eau prennent plus longtemps qu’une session debout, prévoyez une demi-journée pour un premier essai.
Pour comprendre ce qui vous attend sur l’eau, les bases de la traction sont les mêmes : apprendre le wakeboard, et les règles de sécurité s’appliquent à l’identique.
La réserve : la disponibilité du matériel adapté change d’une saison à l’autre et d’un club à l’autre, et aucune liste publique ne la recense de façon fiable. Passez par la fédération ou appelez directement, et méfiez-vous des pages « accessible PMR » qui parlent du parking, pas de la pratique.
Questions fréquentes
Peut-on faire du wakeboard en fauteuil roulant ?
Oui, en position assise : un châssis avec dossier et sangles est fixé sur une planche large, et le rider est tracté au téléski ou derrière un bateau. La discipline s’appelle wake assis, ou sitwake, et a ses compétitions fédérales.
Qu'est-ce que le wake assis ?
Le wakeboard pratiqué assis sur un siège-châssis fixé à une planche large, avec sangles au bassin et aux cuisses. Le centre de gravité est bas, le départ plus facile qu’en position debout, et l’équilibre se joue par le buste et les bras.
Quels sont les prérequis pour le wake assis ?
Être à l’aise dans l’eau, avoir une tenue du buste suffisante et pouvoir tenir le palonnier, au besoin avec une adaptation. Un avis médical est demandé dans la plupart des clubs, et un accompagnant est utile pour les transferts.
Où pratiquer le wakeboard handisport en France ?
Dans les clubs affiliés à la fédération qui ont une section para, dans les wakeparks équipés d’un châssis, ou lors de stages organisés par des associations. La question à poser au téléphone : avez-vous un châssis de wake assis et quelqu’un pour la mise à l’eau.