Débuter et progresser
Filmer et photographier le wakeboard : réglages, places, GoPro
Où se placer autour d'un téléski, les réglages qui figent un rider, la bonne heure, la caméra embarquée et les règles à respecter sur un plan d'eau.
Filmer ou photographier une session de wakeboard demande peu de matériel et beaucoup d’anticipation : le rider passe devant vous pendant deux secondes, à 30 km/h, et la lumière change toutes les heures. Voici les réglages qui marchent, les trois places à tenir autour d’un téléski, ce que valent les caméras embarquées, et les règles à respecter sur un plan d’eau.
Où se placer, au téléski et en bateau
Sur un téléski, trois positions donnent trois images différentes. Au ponton de départ, on capte le départ et la tension du câble, avec un fond de pylône ; c’est la place la plus facile et la plus sûre. Face à un module, en contrebas et légèrement décalé dans l’axe de sortie, on obtient les slides et les sauts ; c’est là que se font les meilleures images, à condition de ne jamais se mettre dans la trajectoire. Au virage, on prend le rider de face quand il charge sa carre, avec la gerbe d’eau.
Derrière un bateau, la place est imposée : à l’arrière, assis, appareil tenu à deux mains. Le rider est à quinze ou vingt mètres, il traverse le sillage d’un bord à l’autre : on anticipe le passage plutôt que de le suivre. Demandez toujours au pilote avant de bouger dans le bateau.
Les réglages qui marchent
Trois choix suffisent à réussir la plupart des images.
- Vitesse d’obturation : 1/1000 s au minimum pour figer un rider et les gouttes, 1/2000 s pour un saut. En dessous de 1/500 s, tout est flou.
- Mode priorité vitesse (S ou Tv) avec ISO automatique : la lumière varie entre l’eau et les arbres, l’appareil suit.
- Autofocus continu (AF-C / AI Servo) avec suivi du sujet, et rafale. Sur un passage de module, on déclenche une seconde avant l’entrée.
Pour le cadrage : un téléobjectif de 70-200 mm couvre presque tout depuis le bord ; un grand angle ne sert que très près, au ponton ou en bateau. Laissez de l’espace devant le rider, dans le sens du mouvement, et gardez le câble ou le sillage dans le cadre : c’est ce qui raconte le sport.
La lumière, et l’heure à laquelle on vient
L’heure fait plus que le matériel. En milieu de journée, le soleil est dur, l’eau brille et les visages sont dans l’ombre des casquettes. Les deux bonnes fenêtres sont le début de matinée, quand l’eau est lisse et la lumière rasante, et la fin d’après-midi, une heure avant le coucher, pour les contre-jours et les gerbes d’eau dorées. Un filtre polarisant enlève les reflets de surface et fonce le ciel ; c’est l’accessoire le plus utile sur l’eau.
La plupart des wakeparks ouvrent jusqu’à 19 ou 20 heures en juillet-août : c’est le créneau des belles images, et souvent le moins fréquenté. Les horaires figurent sur chaque fiche de l’annuaire, avec le téléphone du spot pour vérifier.
Caméra embarquée : sur le casque ou sur la planche ?
Une caméra d’action donne un point de vue impossible à obtenir autrement, à condition de la placer correctement. Sur le casque, de côté plutôt qu’au sommet, on obtient une image stable et le regard du rider ; au sommet, tout paraît lointain. Sur la planche, avec une ventouse ou une fixation d’insert, on capte la semelle et l’eau, très spectaculaire sur un slide mais inutilisable sur une chute. Sur le palonnier, l’image est centrée sur le visage et le buste, c’est ce que préfèrent les moniteurs pour corriger une position.
Deux précautions valent toutes les autres : une attache secondaire (dragonne ou fil) sur toute caméra, parce qu’un plan d’eau ne rend rien, et l’accord de l’exploitant, car certains parcs interdisent les fixations sur casque prêté. Filmez en 1080p à 60 images par seconde plutôt qu’en 4K si vous voulez ralentir : c’est le ralenti qui rend le wakeboard lisible.
Droits, sécurité et bon usage
Trois règles simples. On ne se met jamais dans la trajectoire du câble ni dans la zone de réception d’un module, même pour trois secondes. On demande l’accord des personnes reconnaissables avant de publier, surtout des mineurs, et l’accord de l’exploitant pour publier des images de son site à des fins commerciales. Et les drones ne se lancent pas sans autorisation : au-dessus d’un plan d’eau fréquenté, la réglementation et l’assurance du site s’appliquent, beaucoup de parcs les interdisent.
Si vous débutez et que vous voulez d’abord apprendre à rider, voyez apprendre le wakeboard ; pour comprendre les modules que vous allez photographier, le guide des modules ; et pour trouver un spot, les 180 spots de l’annuaire.
La réserve : les réglages ci-dessus sont des points de départ, pas des recettes. Un plan d’eau sombre entouré d’arbres, un ciel couvert ou un rider en combinaison noire demandent d’ouvrir davantage et de monter les ISO. Faites une série d’essais au début de la session, pas au moment du saut.
Questions fréquentes
Quels réglages pour photographier le wakeboard ?
Au moins 1/1000 s de vitesse d’obturation pour figer le rider, 1/2000 s sur un saut, en mode priorité vitesse avec ISO automatique, autofocus continu et rafale. Un téléobjectif 70-200 mm couvre l’essentiel depuis le bord, avec un filtre polarisant.
Où se placer pour filmer au téléski nautique ?
Au ponton de départ pour le départ et la tension du câble, face à un module et légèrement décalé dans l’axe de sortie pour les slides et les sauts, au virage pour le rider de face. Jamais dans la trajectoire ni dans la zone de réception.
Où fixer une caméra embarquée en wakeboard ?
Sur le côté du casque pour une image stable, sur la planche pour la semelle et l’eau, sur le palonnier pour le buste et le visage. Toujours avec une attache secondaire, et avec l’accord de l’exploitant, qui interdit parfois les fixations sur le matériel prêté.
Peut-on utiliser un drone au-dessus d'un wakepark ?
Pas sans autorisation : la réglementation aérienne et l’assurance du site s’appliquent, et beaucoup de parcs l’interdisent au-dessus d’un plan d’eau fréquenté. Demandez à l’exploitant avant de décoller.